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L’HISTOIRE DE LOURDES CANCER ESPÉRANCE
Lourdes Cancer Espérance a vu le jour le 8 décembre 1985. Touché par un cancer du cervelet, Jean-Claude Bruel, fondateur, a regretté de ne pas avoir pu échanger sur sa foi lors de son séjour à l’hôpital. Ayant survécu à l’épreuve, il a mis toute son énergie à lancer LCE. « On m’a expliqué qu’il fallait plusieurs années pour mettre en place un tel rassemblement. Beaucoup de personnes ont pensé que ce projet était irréalisable. Il ne me restait qu’une chose à faire : le réaliser. » Il a trouvé une aide précieuse auprès de ses amis de l’Hospitalité, association dans laquelle il s’était engagé dès le début des années 50, et auprès de la Croix-Rouge, qui a hébergé LCE dès les premières heures. Le 11 février 1986, la décision fut prise d’organiser un premier pèlerinage. L’aventure était lancée.
Mgr Donze demanda au Père Joseph Bordes, à l’époque Recteur des Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes, d’assurer la responsabilité du premier pèlerinage. Trois-cent-cinquante personnes concernées par la maladie, à travers leur histoire personnelle ou celle d’un proche, y participèrent.
Après ce premier rassemblement, une réunion de synthèse fut organisée. Une nouvelle étape était franchie : le pèlerinage serait reconduit chaque année. Le Père Ricard, le Père Cros, le Père Joulia, Yann Pivet se sont succédé à la tête du pèlerinage, avant l’arrivée de Bertrand Barjou, qui en est l’actuel directeur. Depuis 1992, les enfants malades ou éprouvés par le cancer d’un proche peuvent participer à un pèlerinage adapté à leur rythme, dont les dates coïncident avec celles du pèlerinage des adultes. L’équipe des bénévoles est dirigée par Marie-Claire Visomblin.
Si le pèlerinage est un temps de fort de l’année pour de nombreux malades, l’association a un rôle à jouer au quotidien, avec les rencontres et les échanges qui se peuvent se nouer dans les différentes délégations. Plusieurs personnes ont présidé LCE à tour de rôle : Jean-Claude Bruel, René Levrel, Claude Camaly et, depuis 1990, Marie-Claude Aizpurua.
En marge du rassemblement annuel, des malades peuvent se rendre à Lourdes durant l’année, pour réaliser leur vœu sans attendre septembre. Christiane de Looz, infirmière retraitée, les accueille et se met à leur disposition durant leur séjour.
Le miracle du contact
Le pèlerinage de Lourdes Cancer Espérance est baptisé comme celui du sourire. Au sein de l’association, les malades retrouvent courage et espérance et, au quotidien, vivent une réalité : « Ensemble, on est plus forts ». Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et de Lourdes, souligne l’importance de rester des témoins dans l’Eglise, et le rôle central occupé par le pèlerinage LCE.
Une pèlerine, touchée par la maladie à plusieurs reprises, a les mots du cœur pour évoquer le soutien de l’association : « Je viens à Lourdes chaque année, pour dire merci à Marie pour ces épreuves que je n’ai pas choisies, mais qui permettent d’avancer chaque jour dans l’espérance. Mais pour cela, il faut pouvoir compter sur la prière et la fraternité du groupe. Merci à tous les pèlerins de notre grande famille LCE pour leur sourire, leur joie communicative. Au terme du pèlerinage, je suis pleine d’énergie et de courage pour l’année à venir. » L’espérance se construit au quotidien et, dans les délégations, les malades se soutiennent les uns les autres. Une déléguée disait un jour : « L’espérance se construit à travers les rencontres, le téléphone, le courrier, les anniversaires que nous marquons. La force de LCE, c’est la liberté avec laquelle nous parlons de la maladie.» Originaire de Loire-Atlantique, le Professeur Rogatien Guihard affirmait pour sa part : « LCE, c’est le miracle du contact ; on va droit à l’essentiel. »
Le nombre de pèlerins n’a cessé de croître au fil des ans. En septembre 2009, ils étaient près de 5.300 à se retrouver à Lourdes, venus de toute la France mais aussi de la Belgique, de Monaco, du Luxembourg.
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